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Communiqué de presse de CAD suite à l'examen, en deuxième lecture par le Sénat, du projet de loi contre les chiens dangereux

- L'association des Comportementalistes d'Aujourd'hui et de Demain apprécie l'initiative de création d'un Observatoire du Comportement Canin et souhaite y prendre part.

Il est en effet utile que des spécialistes des relations entre l'Homme et le Chien puisse exprimer leurs avis au même titre que d'autres professionnels du chien. Rappelons que les comportements (qu'ils soient humains ou animaux) sont toujours à observer dans un contexte, et non isolés de la réalité de l'animal à un moment M, sans tenir compte de ce qui s'est passé avant et de ce qui se passe après.
 

Nous sommes soucieux du fait que les chiens soient tenus pour seuls responsables des accidents de morsures qui surviennent. Il n'est toujours pas tenu compte du fait que les Hommes qui ont croisé la route de l'animal mordeur ont eu une influence sur lui et modifié ses comportements.
Si nous avons l'occasion de rappeler ces données, notamment en étant intégrés à l'Observatoire, nous ne manquerons pas de le faire.

- D'autre part, une information primordiale nous inquiète grandement : le texte de loi qui a été adopté impose à tout professionnel qui a connaissance d'une morsure de le signaler aux autorités (article 4 du texte consultable sur http://ameli.senat.fr/publication_pl/2007-2008/110.html).

Nous nous positionnons contre cette mesure et refusons de prendre part à cette délation. Rappelons que notre travail consiste à maintenir une harmonie dans les relations entre l'Homme et l'Animal, et cette mesure va à l'encontre de ce fondamental. Dénoncer et jeter l'opprobre sur des individus rencontrant des difficultés, ne fera jamais partie de notre conception du métier de comportementaliste.

- Nous restons dubitatifs quant à l'évaluation comportementale à laquelle devront se soumettre nombre de chiens et de propriétaires: comment est-il possible de prédire le comportement qu'un être vivant adoptera le lendemain ?
Certes il est utile de savoir qu'un animal est plus réactif ou sur ses gardes qu'un autre, mais ne prend-t-on pas en considération le fait qu'il répond à un contexte et que les attitudes de son entourage favoriseront l'apaisement ou au contraire, accentueront son inconfort, et donc, la possibilité qu'il agisse de manière virulente ?
 

Quant au critère de poids de l'animal qui sert de base pour imposer l'évaluation comportementale, nous n'en saisissons pas l'intérêt.
 

Le bureau de CAD

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